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Affaire UIMM Enquête sur la caisse noire des patrons

Gilles
Gaetner, Jean-Marie Pontaut

Qui a
profité des retraits
massifs en liquide de Denis Gautier-Sauvagnac, dirigeant de l’Union des
industries et métiers de la métallurgie (UIMM)?
Politiques et syndicats
sont soupçonnés. L’Express reconstitue
l’enquête qui a mené à cette
découverte et décortique les pratiques troubles
de la fédération
patronale.

En 2000, 700 000 euros. En 2001, 900 000 euros. En 2002, ce sera 700
000. En 2003 et 2004, 600 000. En 2005, 700 000. En 2006, petite
surprise: on grimpe à 1 million. L’année 2007
était bien partie: 600
000 pour les six premiers mois. C’était une pratique
immuable: cinq ou
six fois par an, Dominique Renaud, une femme
élégante, collaboratrice
de Denis Gautier-Sauvagnac, patron de l’Union des industries et
métiers
de la métallurgie (UIMM), se rendait à l’agence
BNP Paribas du
boulevard Haussmann, à Paris, pour y déposer des
chèques revêtus de sa
signature et de celle de Gautier-Sauvagnac. En échange, elle
repartait
avec un petit pactole en espèces.

De retour au siège de la
fédération patronale, avenue
de Wagram, dans le XVIIe arrondissement, Dominique Renaud
plaçait
minutieusement l’argent dans trois coffres-forts, dont l’un, massif, se
trouve toujours dans le bureau de Gautier-Sauvagnac. Chaque fois que ce
dernier souhaitait retirer de l’argent des coffres, Mme Renaud
s’exécutait, à condition que Gautier-Sauvagnac
établisse un «bulletin
de sortie». Ensuite, l’argent était soigneusement
rangé dans des
enveloppes à l’intention du ou des heureux
bénéficiaires. Ce petit jeu
a brusquement pris fin le 26 septembre, lorsque la justice a
décidé de
confier une enquête préliminaire à la
Brigade financière pour abus de
confiance.

Comment une institution patronale
réputée a-t-elle pu
se livrer à de telles pratiques? Et au profit de qui? Les
syndicats,
dont le financement opaque nourrit tous les soupçons href=”http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/patrons/dossier.asp?ida=460983″
target=”"> (voir notre article)? Les
politiques, souvent sollicités par la
fédération patronale pour faire passer ses
amendements
href=”http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/patrons/dossier.asp?ida=460982″
target=”"> (voir notre article)?
C’est un scandale qui ressemble beaucoup à celui du
financement des
partis politiques dans les années 1980 et qui provoque un
grand
malaise: si des responsables syndicaux sont financièrement
dépendants
de la partie patronale, comment croire encore aux vertus du dialogue
social?

L’UIMM brûle ses factures, notes de frais,
bordereaux…

Dès 1998, le directeur de
l’agence BNP Paribas
Haussmann-Paris-Saint- Lazare s’inquiète d’importants
retraits en
espèces effectués par l’UIMM. Il s’en ouvre
à Gautier-Sauvagnac,
vice-président délégué
général depuis 1994. Lequel, sûr de
lui, répond,
en substance, que cet argent est destiné aux
œuvres sociales de la
fédération et qu’il n’a rien à dire de
plus. Le banquier le met en
garde et lui rappelle que la loi de 1990 oblige les banques
à alerter
l’organisme de lutte contre le blanchiment (Tracfin) pour tout retrait
en espèces supérieur à 150 000 euros.. href=”http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/patrons/dossier.asp?ida=460980&p=1″
target=”_blank”>. La suite ICI

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